À partir du 1er janvier 2024, la limitation exceptionnelle de la mise à jour annuelle du loyer est prolongée pour les contrats de location de logements régis par la Loi sur les baux urbains (LAU). Depuis mars 2022, la variation de l’Indice de garantie de compétitivité (IGC) est utilisée, avec une limite maximale de 2 %, à la place de l’Indice des prix à la consommation (IPC). Lors du renouvellement annuel du bail, propriétaires et locataires doivent convenir de toute augmentation et, en l’absence d’accord, la hausse ne peut pas dépasser 3 %.
La modification, établie par la disposition finale six de la Loi sur le logement, concerne les contrats en vigueur entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024. Pour les grands propriétaires, l’augmentation est soumise à l’accord entre les parties, avec une limite de 3 %, et, en l’absence d’accord, la même limitation s’applique. Pour les propriétaires qui ne sont pas de grands propriétaires, l’augmentation est soumise à l’accord entre les parties ou, à défaut, à une limite de 3 %.
L’augmentation limitée à 3 % à partir de janvier 2024 fait l’objet de critiques, certains estimant qu’elle ne reflète pas la réalité du marché. Les loyers moyens des logements de deux chambres en Espagne s’établissent à 775 euros par mois, et la hausse maximale représenterait environ 23 euros supplémentaires par mois.
Il a été souligné que la limitation des hausses de prix n’est pas la seule cause de la baisse de l’offre locative. La crainte des impayés et de l’occupation illégale des logements joue également un rôle important. Pour traiter ces problèmes, des solutions telles que les assurances contre les impayés pour les propriétaires et la consultation de bases de données d’impayés lors de la sélection des locataires sont proposées.